10.01.2008
Pensée de Marielle du 7 janvier
Aujourd'hui Manon a 20 ans me semble t'il.
Je pense à elle bien sûr.
Je pense à Pascale évidemment. C'est à elle que je pense lorsque ce texte tellement beau, cette chanson sublime de Serge Reggiani me revient et je me demande si elle pourrait trouver sa place sur le blog... ce lien ténu et virtuel ou, peut-être, notre peine peut trouver asile l'espace d'un instant.
Certaines paroles sont très loin de la réalité pour Manon et Pascale mais je trouve que c'est la portée symbolique du texte qui est émouvante.
Votre fille a vingt ans
Votre fille a vingt ans, que le temps passe vite
Madame, hier encore elle était si petite
Et ses premiers tourments sont vos premières rides
Madame, et vos premiers soucis
Chacun de ses vingt ans pour vous a compté double
Vous connaissiez déjà tout ce qu'elle découvre
Vous avez oublié les choses qui la troublent
Madame, et vous troublaient aussi
On la trouvait jolie et voici qu'elle est belle
Pour un individu presque aussi jeune qu'elle
Un garçon qui ressemble à celui pour lequel
Madame, vous aviez embelli
Ils se font un jardin d'un coin de mauvaise herbe
Nouant la fleur de l'âge en un bouquet superbe
Il y a bien longtemps qu'on vous a mise en gerbes
Madame, le printemps vous oublie
Chaque nuit qui vous semble à chaque nuit semblable
Pendant que vous rêvez vos rêves raisonnables
De plaisir et d'amour ils se rendent coupables
Madame, au creux du même lit
Mais coupables jamais n'ont eu tant d'innocence
Aussi peu de regrets et tant d'insouciance
Qu'ils ne demandent même pas votre indulgence
Madame, pour leurs tendres délits
Jusqu'au jour où peut-être à la première larme
A la première peine d'amour et de femme
Il ne tiendra qu'à vous de sourire Madame
Madame, pour qu'elle vous sourie...
Serge Reggiani
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27.10.2007
MERCREDI 24 OCTOBRE 2007,...
Ce mercredi 24 octobre 2007, les amis de Pascale se sont retrouvés dans l'atelier de la Poterie, à la tombée du jour. Un jour qui est longtemps resté gris et froid, un jour triste dans les mémoires. Frédérica a mis plus de temps que les autres pour entrer, elle est longtemps restée dehors, puis, à l'intérieur, elle a éclairé une bougie sur une planche, à côté d'un plat. Dans cette lumière, Pascale était là, avec nous, Pascale est toujours dans la lumière avec nous, et l'apéro a pu commencer...

Les amis de Pascale ont partagé le vin et quelques tranches de saucisson, des olives noires et des chips en quantité. Les amis de Pascale ont toujours aimé se retrouver dans l'atelier de la Poterie, à partager des choses simples... Nicolas a juste dit quelques mots, les verres se sont levés dans le silence qui a suivi, les gorges se sont serrées, et puis chacun a parlé avec un ou une autre... De Pascale, des choses de la vie, de ce qui nous construit et nous détruit... Chacun pensait aux amis de Pascale qui ne pouvaient pas venir mais qui étaient présents, chacun pensait à Yves et à Francette, à Christian-Yves et à Françoise,...













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16.10.2007
LE 24 OCTOBRE 2006,....

Le 24 octobre l’an dernier était un mardi, je m’en souviens comme si c’était hier. C’était une belle journée d’automne, avec un ciel d’un bleu limpide, et vraiment pas un nuage à l’horizon. Une journée calme comme la saison nous en propose souvent. J’étais au travail à Valence, dans la maison des Drapiers de la rue Pierre Lacroix, à deux pas de la Place St Jean et de sa halle couverte. Je ne pensais pas à Cliou, mais les reliefs du Vercors se détachaient au loin, et un peu plus à droite la montagne des Trois Becs. C’était vraiment une belle journée d’automne,…
Je me souviens d’avoir assisté tout l’après-midi à une réunion importante dans le cadre de mon travail, dans ce bâtiment blanc fait de carreaux de faïences, à quelques pas du centre ville. Je me souviens avoir éteint mon portable en entrant dans la salle, et je revois Joël Crémillieux, directeur général des services du Conseil général, dirigeant la séance. Lorsque je suis sorti en fin d’après-midi, la lumière du jour était moins violente et je pensais avoir suffisamment de temps pour sauter dans le train pour Loriol sur Drôme, sans attendre le dernier, toujours en retard.
Je me souviens de quelques images avec précision : le rond point de l’avenue de Romans et ses voitures qui tournaient, les néons verts et rouges de la Pizzeria d’en face, le passage piéton où l’on attend de traverser.
Je me souviens avoir fait en marchant le code de mon portable, sans erreur, et avoir attendu quelques secondes, qui ne paraissaient pas plus longues que les autres, en veillant à ne pas me faire écraser par les gens impatients…
Je me souviens avoir senti dans le creux de ma main des vibrations énormes et continues, comme des messages qui se télescopaient, comme pour dire que quelqu’un cherchait à me joindre en ce bel après-midi d’automne, quelqu’un qui aurait eu quelque chose de vraiment important à me dire, à me faire partager,…
En cette fin d’après-midi du mardi 24 octobre 2006, alors que j’étais au travail, Pascale n’était plus de ce monde depuis quelques heures déja, et le temps, pour elle, n’avait plus d’importance. Je ne le savais pas et vivais ma réunion sans me douter de rien. Manon et Antonin ne se doutaient de rien non plus quand, au Lycée de Montélimar, dans l’après-midi, on est venu les chercher dans leur cours pour les conduire dans le bureau du proviseur. Le corps meurtri de Pascale ne bougeait plus, avait été transporté ailleurs, et cette réalité qu’enfin je partageais avec ceux, à Cliou, qui savaient déjà, qui avaient été témoins de tout, cette réalité jamais plus ne serait différente,…
C’est mon ami, le docteur Roger Mathieu, qui m’a descendu au village en voiture et j’ai retrouvé tout le monde dans la cour de la Poterie, puis à La Fontaine, comme d’habitude dans les grands moments chez nous.
Le mardi 24 octobre 2006, Pascale est partie à jamais et notre vie a changé. Il y a eu la colère, la douleur, l’incompréhension, le deuil jamais fait, il y a eu le procès, les obsèques et la Marche,

il y a eu les articles, celui d’Alexandra et d’Emmanuel, si beau, si vrai, que nous pensions sans l’ombre d’un doute qu’il trouverait facilement sa place dans les colonnes de Libé, ce qui ne fut pas le cas, celui de Florian,
si mal interprété par nos élus, bien susceptibles en la circonstance, mais n’en disons pas plus, alors qu’il était la douleur d’un homme mûr, du plus proche voisin, du témoin qui
avait déjà beaucoup vu et souffert, les images, les rencontres et les réunions, les pétitions, les mots de Nicolas sur la porte, il y a eu des jours et des jours qui ont passé, apportant leur lot de joies, de peines, de retrouvailles… Il y a eu les moments partagés,… si nombreux.


Le 24 octobre 2006 revient aujourd’hui dans nos mémoires, de triste date. Ce matin, mon réveil a été accueilli par le soleil et les fenêtres encore ouvertes et par un coup de fusil dans la vallée, qui a déchiré le calme avant de résonner longtemps, longtemps dans un air sans vent et porteur de bruit. Depuis le mardi 24 octobre 2006, je n’entends plus les coups de fusil de la même façon… Depuis, nous avons repris goût à la Fête, depuis Les Aubergistes et L’Allandier ont ouvert,…
Depuis, Manon a réussi son bac avec un courage immense, a rejoint à Privas son école qui forme les éducatrices spécialisées, et Antonin est passé en première au Lycée Alain Borne de Montélimar,… Dire que pour tous les deux, pour tous les deux en particulier, l’année fut horrible au point de ne plus pouvoir passer devant leur maison, devant la maison de Pascale, n’est ni mentir, ni exagérer,… Pas la peine d’en rajouter à la peine,… Depuis nous avons connu l’été, les Fêtes de la Poterie, les cinquante ans de Frédé et les vingt ans d’Elsa où tous les amis qui étaient là et qui ont fait que cette fête, sous la tente, soit la réussite qu’elle espérait, entourée des siens, de ceux qui lui sont chers, ont eu, comme d’habitude, une pensée pour la maman que Pascale a été pour Manon, complice depuis la naissance, et qui n’était plus,…


Depuis, les réunions se sont espacées, puis ont disparu,…
Depuis, le blog n’a plus été alimenté d’articles ni de photos,… On dira que c’est le temps qui a manqué plus que le reste, mais est-ce bien la vérité ???
Depuis, la vie, comme dit l’autre, a repris tous ses droits. La chasse a recommencé aux premiers jours de septembre, les accidents font toujours quelques lignes dans les journaux, en pages intérieures, deux morts supplémentaires sont venus se rajouter depuis l’ouverture dans la région, c’étaient des chasseurs,…
Depuis, le Préfet de la Drôme est resté muet aux demandes des Associations pour imposer un jour de non chasse dans la Drôme. Nous avons compris petit à petit que Pascale était partie, mais que rien dans ce domaine ne changerait jamais, que le droit était toujours du côté des plus forts, que le combat était par trop inégal, que nos intérêts n’étaient pas les mêmes et que les nôtres, faits d’affection et de douleur, ne pesaient pas lourd dans la balance.
Depuis, nous avons compris que c’est bien les élus de Cliousclat et l’Association des Chasseurs qui avaient raison, eux qui ont toujours refusé de recevoir les représentants du Collectif. Pour leur dire quoi au fait, pour entendre quoi, eux-mêmes se posaient la question à partir du moment où l’on avait condamné une faute, une monstruosité d’un égoïste qui n’avait rien à faire ni à voir avec le comportement de la majorité. Qu’attendre de plus ???
Rien n’a changé dans ce beau paysage, rien n’a changé dans notre bonne République et force est de reconnaître que c’est eux qui avaient raison.
Un seul être nous manque et tout nous paraît vide. Mais ce vide, combien sommes-nous aujourd’hui à le partager, à le vivre au quotidien, à le ressentir, par rapport à la masse ???
Le chasseur qui a tué Pascale sortira bientôt de sa prison, peut-être est-il d’ailleurs déjà sorti, quelle importance au fond ??? Rien ne la ramènera parmi nous. De sa cellule il a écrit aux parents de Pascale, à Yves et à Francette. Eux aussi, dans leur coin, ont passé cette année dans la douleur insurmontable et dans une dignité qui force plus que le respect. Il n’est pas besoin de leur parler beaucoup pour comprendre. Il n’a pas promis la seule chose qui leur aurait apporté un peu de réconfort : qu’il avait compris que ses armes étaient des armes de mort, et que lui, au moins, il ne chasserait plus jamais,… C’est bien dommage. D’autres continueront à chasser, à se battre pour la chasse et nous l’avons plusieurs fois vu en cette année qui se termine. Lors des élections présidentielles, quel candidat aurait osé affronter cette puissante communauté ??? Dominique Voynet a eu je le crois un certain courage, mais pour quel pourcentage au final ??? Le combat, car combat il y a, est trop inégal pour être gagné, et chacun a repris sa route, son petit bonhomme de chemin,…

Surtout, ne blâmer personne, n’en vouloir à personne.
C’est la vie qui est ainsi, elle n’est pas tous les jours facile au quotidien,…
Avec Pascale, nous avions déjà parlé des municipales prochaines, envisagé notre candidature, pour qu’elle prenne en charge le secteur des travaux de la commune, avec un poste d’adjoint. Parce qu’elle en avait l’envie et les compétences, parce qu’elle avait des idées plein la tête, parce que son corps fatigué en avait assez de refaire les mêmes gestes, chantier après chantier,… Pendant un temps, l’envie de continuer pour elle, d’aller au bout avec une motivation autre, cette envie m’a poursuivie. Je la pensais sincère et utile, sans arrières pensées. Je ne l’ai plus aujourd’hui. L’été est passé par là, et avec lui son lot de petites tracasseries du quotidien, de jalousies, de mesquineries, qui font que les choses les plus simples deviennent plus compliquées,… C’est le lot des villages, de ceux qui vivent ensemble depuis des années, qui se connaissent trop, s’aiment et se détestent, s’aiment et se détestent, s’aiment et se détestent, et finissent par ne plus s’aimer… Le jeu n’en vaut plus la chandelle, et en ce qui me concerne, j’ai déjà donné. Je crois en la force du renouveau, aux copains plus jeunes, en leur motivation, en leur foi pour que les choses changent, j’en connais qu’il faut pousser, convaincre. En ce qui me concerne, je me sens trop fatigué et trop faible pour pouvoir affronter tout cela avec la sérénité nécessaire. Trop triste aussi d’avoir à construire tout cela sans sa présence,… Et certains soirs, l’envie me vient de vivre en appartement de ville, au quatrième étage d’un immeuble sans ascenseur, à regarder la vie d’un peu plus haut.

Nicolas est venu manger à la maison cette semaine et nous avons parlé du 24 octobre 2007, qui marquera le premier anniversaire du départ de Pascale. Ce sera un mercredi. Nous avons longuement parlé autour de la table et nous avons entendu son souhait de ne rien faire : pas de repas, de marche, ni de manifestation, rien d’autre que cet examen de conscience et de mémoire que chacun fera de son côté,…
Moi, j’avais envie d’écrire simplement cet article, de le publier encore une fois, peut-être la dernière sur le blog dont nous avons, il y a longtemps, tant espéré,…

Aujourd’hui que nous savons ce qui nous attend, c’est plus facile et plus difficile à la fois, selon l’humeur du moment,…
J’embrasse mes amis, les vrais,
Les autres, je les ………pour de bon, non rien en fait,… et pour l’éternité, qui appartient à Pascale,…

Jean-François Gontard

23:00 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.03.2007
LES MOTS DE BERTI...
Pascale,
Les articles, petit à petit, se font plus rares...
Les amis, lors des réunions de notre Collectif, se font moins nombreux,... Pourtant, même si nous savions tout cela par avance, même si le temps qui passe ne change pas grand chose à la douleur qui reste en nous, comme une cheville dans le bois, nous sommes encore quelques uns à nous retrouver, régulièrement,...
La dernière fois, chez Jacques et Josianne, nous avons écouté Roger Mathieu, le doc Mathieu, qui a parlé longtemps de son combat, de ses passions, de ses trente années de lutte,... Ce soir là, nous avons beaucoup appris,... Depuis, la maison a été vidée, rangée, triée, avec beaucoup de force et de courage, ce quelque chose qui nous rend silencieux et force le respect... Bientôt la maison sera louée, la vie reprendra sur la terrasse et c'est bien ainsi,... Depuis, nous avons fait une belle et grande fête, comme nous en avons le secret, pour Frédérica et ses cinquante ans... Frédé, Pascale, Pascale, Frédé,... que voulez-vous dire de plus ???
Ah si, juste un poème, à vous offrir, les Mots de BERTI, écrits pendant le cours de Français... Un poème encore, toujours, pour dire qu'eux aussi n'oublient pas, et qu'eux aussi sont toujours là,... Merci BERTI, respect, et tant pis pour ceux qui diront que...
JFG
LES MOTS DE BERTI,...
Comment est-ce possible,
Qu'un village si paisible,
En une seconde se soit mis à pleurer,
A cause d'un simple con, armé,
Comment est-ce possible,
Qu'une vie déjà pas si facile,
Eut été brisée,
Car elle ne tenait qu'à un fil,
Comment est-ce possible,
Qu'un connard insensible,
Trop vite t'ait fait partir,
En tirant, sans réfléchir,
Comment est-ce possible,
Qu'une femme pleine de courage,
Fût tuée si violemment,
Par un mec qui avait la rage,
La rage de vivre,
La rage de vaincre,
Tes enfants l'ont apparemment retrouvée,
Même si tout au fond d'eux,
Un manque ne sera jamais comblé,
C'est pour ça que désormais,
Nous nous battons tous les jours,
Car pour nous tu aurais fait la même chose,
Un membre de la famille de Cliou s'en est allé,
Mais pour toujours, dans nos coeurs, ton souvenir restera gravé,
Nous t'avons aimé, nous t'aimons, tu ne cesses de nous manquer...
![]()
Dimanche 24 Mars 2007.
CLIOUSCLAT
23:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.02.2007
LES REPRESENTANTS DU COLLECTIF RECUS PAR LE CONSEIL GENERAL DE LA DRÔME...
C'est ce lundi 19 février que Jean-Pierre TABARDEL, Vice-Président du Conseil Général de la Drôme, à la demande du Président Didier GUILLAUME, a reçu trois représentants du Collectif des Amis de Pascale Romain, au siège du Département, à Valence...
Nicolas et Olivier Sourdive, Jean-François Gontard, ont ét reçus une heure par le Vice-Président du Conseil Général de la Drôme. Celui-ci a redit son émotion et la détermination des élus drômois a demander au Préfet qu'il revienne à la situation qui était celle de la Drôme il y a trois ans, celle que la France connaissait, avec un jour de non chasse par semaine... Il a redit aussi que si cette décision n'était pas de la compétence du Conseil Général, celui-ci ne se privait pas de faire connaître sa position à ce sujet, et souhaitait que soit maintenue la réunion de concertation prévue par le représentant de l'Etat en Drôme, remise récemment à la demande de la Fédération Drômoise des Chasseurs.
Une concertation constructive, utile et la certitude d'avoir été entendus par Jean-Pierre Tabardel, voila le sentiment des représentants du Collectif, qui se réunissent ce soir pour relater cette rencontre et envisager l'avenir. L'élu drômois a été particulièrement sensible aux deux gros cahiers remis à l'issue de la réunion, deux gros cahiers porteurs de plusieurs milliers de signatures, de simples citoyens émus, éprouvés, partageant notre peine et notre émotion, à nos côtés, pour ne pas oublier, pour ne rien oublier,...
La semaine dernière, il faisait nuit noire déjà, alors que plusieurs coups de feu tirés par un chasseur sous les maisons du village de Cliou, à quelques dizaines de mètres à peine, ont retenti dans le silence... Nombreux sont ceux qui ont entendu ces coups de feu, trois soirs de suite,... Le chemin sera long, mais nous ne sommes pas seuls sur la route...
Les membres du Collectif remercient les élus du Conseil Général de la Drôme pour leur soutien sans faille...
Jean-François Gontard
PS, rajouté ce mardi 20 février : Dix candidats déclarés à la Présidence de la République sont allés aujourd'hui à la rencontre des Chasseurs, à Paris, pour passer un ORAL de CONTRÔLE... Parmi eux, une seule s'est faite huer par ces "braves gens", pour ses prises de position. Il s'agit de Dominique Voynet, dont le bureau au ministère avait déjà été visité par des contestataires de ses prises de position courageuses,... Ségolène Royal a rappelé que son père était chasseur, et son compagnon, le "brave François", défile dans les rues de Paris, fusil cassé sur l'épaule... S'il revient un jour à Donzère, ce qui est peu probable, il y rencontrera un certain Eric Besson, Député Socialiste de la Drôme, qui était à la Marche pour Pascale à nos cotés, et que sa douce compagne ne "connaît pas"... Il se rappellera peut-être qu'un jour, un certain Olivier Sourdive lui a remis en mains propres (???) un courrier, une demande, une pétition, celle de notre Collectif,... Pour PASCALE, pour ne pas oublier,...
20:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.01.2007
"MES VOEUX SONT CEUX DE MES ENFANTS..."
A l'heure où se termine le mois de janvier, et donc le mois des voeux pour cette année nouvelle, je ne résiste pas à vous offrir les mots de Nicolas, punaisés sur la porte de sa cave... Cette porte, c'est un peu devenu comme un symbole de sa communication à lui, de son expression, un genre de "dazi-bao" chinois où est punaisé l'essentiel, l'essence de ce qu'il a en lui, de ses tripes, de son coeur, souvent sur une simple feuille de papier, qui résiste aux épreuves du temps... A côté de ce tableau expressif, la pierre où reposent tant d'insolites objets, compagnons de trouvailles qui laissent admiratif et rêveur Olivier, chaque fois que nous prenons ce chemin pour encourager l'ohème à aller de l'avant...
"MARCHER, ECRIRE, S'INSURGER, REFLECHIR, INTERPELLER, ESSAYER DE COMPRENDRE, RECLAMER, DECLAMER, OSER, ESPERER, CROIRE, VIVRE...
MES VOEUX SONT CEUX DE MES ENFANTS, MANON ET ANTONIN,... NICOLAS"
Bien sûr, aujourd'hui, la vie, comme dit l'autre, a repris tous ses droits. De droit, il en sera bientôt question puisque c'est le 6 février 2007, que le Tribunal de Valence jugera l'affaire au civil cette fois, où il sera question de "réparation" et probablement de bataille entre compagnies d'assurance. C'est un moment important pour les enfants et la famille de Pascale, un moment douloureux encore, car rien ni personne ne la "remplacera", ne "compensera". Et il n'est pas facile d'oublier les circonstances, de pardonner, de faire comme si,...![]()
Et puis, bientôt, nous prendrons la route des rendez-vous, pour aller porter notre pétition aux élus. Le nombre de signatures recueillies montre combien ce drame a touché au coeur toute une population, qui ne souhaite pas, elle non plus, oublier...
Le collectif continue à exister, il se réunit régulièrement. Certes, il n'est pas invité à la table du Préfet lorsque les Associations se réunissent, comme ce fut le cas vendredi dernier, autour d'une table pour évoquer un jour de non chasse dans le département de la Drôme. Mais ce n'est pas grave, car nos amis étaient présents, et on peut aussi penser quelque part, que notre action, notre volonté, ne sont pas étrangères à la tenue de cette réunion,...
Didier Guillaume, Président du Conseil Général, a répondu favorablement à notre demande et c'est Jean-Pierre Tabardel qui nous recevra. Conseiller Général de Crest, Président du Collectif de la Forêt de Saou, il est particulièrement sensible et averti aux problèmes posés.
Jacques Ladegaillerie, et avec lui Sylvette Course, maire de Cliousclat, attendent notre appel pour mettre sur pied une réunion avec les représentants des ACCA du canton. Ils ont toujours été présents à nos côtés, depuis la première heure.
Eric Besson, notre député, a pris date et c'est le samedi 17 février, à 10 heures, que les représentants du Collectif seront reçus en Mairie de Donzère,... Lors de ses voeux présentés à Livron, devant des centaines de personnes, Eric a rendu hommage à la mémoire de Pascale et au travail du Collectif. Il a répété combien, à titre personnel, il avait été bouleversé par le drame vécu par notre communauté...
Bien sûr, la vie a repris ses droits, mais rien n'est plus comme avant. Les lumières de la maison de Pascale restent éteintes le soir, mais tout est là comme pour attendre un impossible retour. Nous avons pour espoir la force de nos enfants, leur solidarité, leur désir de vivre ensemble. Ils sont devenus forts entre eux, collectivement...
"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux,..." St Exupéry
Février approche, nous continuons à être...
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Jean-François Gontard
22:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.01.2007
C'EST AUJOURD'HUI DIMANCHE et MANON A 19 ANS...
"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie Manon, voici des roses blanches, toi qui les aimes tant,..."
On connaît tous l'air et les paroles de cette vieille chanson et elle vient juste de me trotter dans la tête, en commençant à écrire ce premier billet de l'année. Et il est facile de remplacer Manon par maman, ou le contraire, comme l'on veut... Parce que, l'an dernier, au jour des 18 ans de Manon, j'ai souvenir d'un grand moment dans la salle des Fêtes de Mirmande. Pascale, Nicolas, les parents amis, et tous les jeunes s'étaient retrouvés en début de soirée, pour partager jusqu'à la remise des cadeaux,... Et puis nous avions laissé entre eux les jeunes et seuls Pascale et Nicolas étaient restés avec eux, maîtres de cérémonie d'un moment important de la vie. Car c'est grand d'avoir 18 ans,...![]()
Aujourd'hui Manon a 19 ans, elle est toujours aussi belle, et pourtant,... Pascale est présente dans nos coeurs et dans nos mémoires, chaque jour, chaque fête, chaque évènement qui nous rassemble. Et sa petite étoile a dû briller un peu plus que d'habitude hier soir, dans le ciel clair, en regardant sa fille... Il en était surement ainsi le 31 pour la "Fête Jône", où beaucoup, une fois encore, se sont retrouvés, et ont pensé...
Hier, les jeunes se sont rassemblés, seuls, entre eux, ont fêté à leur manière les 19 ans de Manon, petite et fragile princesse d'un soir... J'ai lu sur un petit bout de papier laissé sur la table, aux premières lueurs de ce dimanche de janvier, que c'était vraiment une belle fête, un vrai moment de bonheur partagé, que tout s'était bien passé. Ils y ont mis beaucoup d'eux-mêmes, de ce qu'ils sont, de leur coeur, de leur amour, de leur solidarité. C'est eux et leur comportement qui nous montrent le chemin et nous aident à le suivre, ils sont notre seule fierté et notre beauté. Nous ne les remercierons jamais assez de l'exemple qu'ils nous donnent.
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A côté de cela, les mesquineries, les coups bas, les insultes, les mensonges,..., ne sont rien, et ne doivent pas nous toucher. A chacun son terrain pour s'exprimer, et sa manière. Notre solidarité est sans faille, et à l'heure des voeux, devenue si dérisoire, je ne demande, pour nous et entre nous, que l'amitié, la fraternité, la solidarité, pour guide en 2007. Le reste ne nous appartient pas, nous sommes bien placés pour le savoir.
J'ai eu l'occasion de lire "Le Chasseur Drômois", numéro de décembre 2006. L'éditorial de M. Golin, les mises en cause de certains de nos élus, toute tendance confondue, les accusations qui touchent la Frapna et l'Aspas... Je peux comprendre les raisons de ces mots, j'apprécie bien sûr et partage beaucoup des mots de regret du Président de la fédération de la Drôme, mais pourquoi se laisser aller à comparer l'incomparable, pourquoi tant de haine parfois et de mauvaise foi??? Je sais bien que cette revue est avant tout destinée aux chasseurs et qu'il est normal d'y trouver un discours attendu et militant, mais nous sommes si loin de cet état d'esprit que j'ai du mal à imaginer comment nous pourrons arriver à nous rapprocher. Ne soyons pas naïfs, crédules, le chemin sera long et difficile, pour arriver à un résultat qui nous apaise un peu et que nous poursuivrons encore. Les pétitions continuent d'arriver, les témoignages de soutien encore, c'est tout de même un signe, non, pour nous inciter à ne pas baisser les bras ???
Et puis, aujourd'hui, Manon a 19 ans, elle est belle et digne, elle a tant grandi en quelques mois,...
Et tout ça, ce n'est que pour elle, que pour son frère Antonin, et pour tous les copains qui les entourent de leur amitié, de leur amour...
C'est Saint-Exupéry, qui a écrit cette phrase que je vous laisse, en guise de conclusion : "Ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort..."
Jean-François Gontard
Dimanche 7 janvier 2007
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23.12.2006
DEMAIN, 24 DECEMBRE, VEILLE DE NOËL,...
Le jour du 24 décembre, les familles se rassemblent souvent pour fêter Noël. C'est une tradition qui vivra une fois encore. Nos pensées, en ce jour du 24, iront plus précisément à Antonin et à Manon, à Nicolas, à Francette et Yves, à Françoise et Christian-Yves, à tous ceux qui auront une émotion en pensant à Pascale, partie elle aussi un 24, il y a tout juste deux mois... C'est déja tellement long et tellement peu à la fois, dans ces moments si particuliers à Cliou où les copains reviennent au village, où les enfants rentrent dans les foyers, où l'on parle des cadeaux de Noël mais aussi de la fête du Jour de l'An, qui réunit chaque année tant d'entre nous,... Cette année, la fête sera jaune, et Pascale avait déja tout prévu,...
Je suis triste, pas de décorations cette année, pas le coeur à ça, juste quelques bougies tous les soirs, histoire de réchauffer un peu le coeur à la flamme,...
Et puis, comme si tout ceci n'était déja pas assez, nous avons appris le départ de Sophie, la compagne de Michel, de notre Wolfie, potiers tous les deux installés dans leur carrière de St Quentin la Poterie... Lui sculpteur, elle potier de terre et de talent, peintre, personnages de vie et de talent, personnages hors du commun... Sophie a beaucoup lutté, avec tout son courage, toutes ces dernières années, pour gagner cet ultime combat, trop inégal. Michel à ses côtés, comme certains de nos amis, ont été d'une force immense, silenceuse, d'une grande présence, pour l'aider, pour tenir tête à la maladie, à la douleur, pour faire front,... Tant d'images partagés avec eux, tant de moments,... La journée était belle aujourd'hui à St Quentin la Poterie, les amis nombreux, beaucoup d'émotion dans les coeurs, une si grande tristesse, des mots si beaux, pour Sophie, partie sous la pierre noire dans un vase tout rond décoré de ses mains, à l'âge de 46 ans,... Si le paradis existe, et ce soir j'ai envie de croire qu'il existe, à coup sûr qu'elles se seront vite retrouvées, Sophie et Pascale, femmes si belles, si jeunes encore,...
La vie n'est décidément jamais un long fleuve tranquille,...
Hier, dans nos boîtes à lettres, l'Echo de Gier, notre revue communale. Et beaucoup d'hommages rendus à Pascale, beaucoup de mots simples pour partager la tristesse, le manque, le vide immense,... L'annonce d'une décisison concernant la chasse, et la reconnaissance de la difficulté d'harmoniser tous ces territoires qui nous entourent dans le massif. Ces quelques mots, ces annonces, c'est déja beaucoup, nous ne souhaitions ni n'attendions rien de plus dans notre souffrance, rien de moins non plus. Ce sont des mots simplies et justes et tant mieux qu'ils soient écrits,...
Dans quelques semaines, le Collectif sera reçu par la Mairie, par Jacques Ladegaillerie qui a été le premier à répondre favorablement, par le Préfet qui fera très certainement un geste vers nous, par Eric Besson le député, par le Président du Conseil Général ou son représentant, pour transmettre tous les cahiers de signatures, ces centaines de noms qui sont venus approter leur soutien, après le départ de Pascale, pour nous dire que nous ne sommes pas tous seuls,...
C'est le 24, veille de Noël et triste anniversaire,...
Jean-François Gontard
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17.12.2006
Réponse à Monsieur X. LAMBERT à propos de son commentaire du 15 décembre.
Je pense que vous ne mesurez pas la teneur de votre critique à l’égard de Jean-François GONTARD.
Vos propos sont diffamants et particulièrement blessants. Nous sommes très nombreux au village à pouvoir témoigner que vos propos sont mensongers et sans le moindre fondement. Jean-François est l’un des plus proches amis de Nicolas SOURDIVE.
Depuis le décès de Pascale, il a accompagné du mieux qu’il soit possible la famille, les enfants et son ami Nicolas qui le lui demandait.
Insinuer que, durant ce deuil, son soutien moral a été calculé et que la mort de Pascale serait pour lui un instrument au service d’ambitions personnelles, est proprement indécent et indigne de vous, ainsi que je l’espère, de toute la communauté des chasseurs.
Au nom du collectif des amis de Pascale, je vous demande instamment de bien vouloir retirer vos insinuations et de modérer vos attaques personnelles.
Il n’est pas tolérable que tout et n’importe quoi puissent être dit au nom de la liberté d’expression.
Votre argumentaire sur l’accident de chasse est quant à lui décevant. Comparer un accident de chasse à un accident de voiture relève de l’escroquerie intellectuelle. Chacun sait bien que la finalité d’une automobile n’est pas de tuer.
La fonction d’un fusil de chasse est quant à elle sans la moindre ambiguïté. Son usage implique l’intention de donner la mort. Chasser, n’est pas un acte banal. Cela implique d’adhérer à des valeurs et de respecter des règles strictes tant la dangerosité est grande.
Il m’apparaît évident que la confusion des genres que vous entretenez est faite pour dissimuler la responsabilité des chasseurs vis à vis des problèmes qu’ils créent en ne respectant pas les consignes de sécurité et en abusant en toute occasion d’un prétendu pouvoir sur autrui.
En fait, si la communauté des chasseurs était responsable, elle affronterait dignement le drame de Cliousclat, sans chercher ni mauvais arguments, ni attaques personnelles.
Il en va de l’intérêt général. La population doit être prévenue des dangers très nombreux occasionnés par une pratique mal encadrée de la chasse. Il n’est plus tolérable que les chasseurs se défilent et n’assument pas leur responsabilité.
Le dialogue doit s’instaurer, même si à l’évidence, nous ne sommes pas d’accords. Les solutions existent et nous devons les rechercher ensemble.
Pour cela, il convient de se respecter et d’accepter de s’asseoir à la table pour discuter.
Messieurs les chasseurs de Cliousclat, nous vous y attendons.
Le modérateur du blog
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09.12.2006
LETTRE OUVERTE A MES AMIS DU COLLECTIF,… et à ceux, qui, parfois, nous rejoignent sur notre blog,…
Ce matin, samedi 9 décembre, c’est jour de THELETON dans la cour de l’Ecole de Cliousclat et j’ai prévu de m’y rendre, après en avoir parlé avec Nicolas cette semaine, et après avoir rencontré Sylvette, en tête à tête, à la Mairie, lundi soir,…
L’Ecole, la Mairie,… deux lieux qui représentent vingt ans de ma vie à Cliousclat. Et chacun d’entre nous sait bien que Nicolas, toutes ces dernières années, a beaucoup fait, aux côtés des chasseurs de notre Commune, pour défendre la cause des enfants malades.
Je sais que les neurones ne se trouvent pas en vente, par boîtes de 12, chez les armuriers du coin, et j’ai souhaité, à titre personnel, et sans rien demander à personne, faire ce pas en avant. Je mange du boudin une fois par an à cette occasion, et à cette occasion, j’aime bien ça. Je respecte beaucoup tous ceux qui s’investissent dans cette manifestation, qui y donnent de leur temps et de leur cœur. Pourquoi, aujourd’hui, serait-il différent d’hier ???
Je connais bien certains chasseurs de l’ACCA de Cliousclat, d’autres moins bien, d’autres pas du tout. Parmi eux, certains, je n’ai pas honte de le dire, sont au nombre de mes amis. Et c’est avec un ami, et un autre de Mirmande, lecteurs de notre blog, que j’ai eu ce matin, dans la cour de cette école que je connais si bien, une très longue conversation, sur la chasse, sur tout ce qui vient de se passer, sur l’ambiance générale…
Je suis resté près d’une heure et demie dans ce lieu, et beaucoup parmi les chasseurs, le Président de l’ACCA en tête, n’ont pas trouvé digne de venir me serrer la main. Il en est chez les chasseurs comme chez tous les humains. On ne trouve dans les armureries que ce qu’on vient y chercher,…
La discussion avec mes deux amis a été riche, passionnée, respectueuse, du droit des uns, de la douleur des autres,…
Depuis, j’ai beaucoup réfléchi à cette conversation, je sais aussi écouter, et plutôt que d’aller faire du VTT dans les bois, il commence à faire un peu froid d’ailleurs, j’ai préféré écrire ce mot à mes amis du Collectif, que je retrouverai peut-être ce lundi,…
Et dire bien haut et fort, que :
- Plus que jamais, il me semble nécessaire de poursuivre notre action, de la faire connaître et d’en faire connaître les buts : demander un ou deux jours de non chasse par semaine en Drôme, rendre la loi plus sévère dans l’interdiction de chasser pour ceux qui ne respectent pas les règlements, dans l’utilisation de certaines armes de guerre, demander que les ACCA de notre canton se réunissent une fois par an, avant le début de la saison, pour essayer d’harmoniser les territoires et les jours de chasse, améliorer l’information et la sécurité… En un mot, défendre nos intérêts d’amoureux de la nature de notre commune et d'ailleurs, dans le respect des droits de chacun.
- C’est vrai, c’est un fait, seuls trois jours de chasse sont autorisés par l’ACCA de Cliousclat, dans le massif et en battue. Nous le savons, nous l’apprécions, mais ce point renvoie au point précédent sur la difficulté de rendre lisibles les règlements des autres ACCA.
- C’est vrai, nous le savons, nous l’avons écrit, nous le redisons, nous avons apprécié les décisions prises par les élus de Cliousclat, en accord avec l’ACCA de Cliousclat, et transmises au Préfet de la Drôme, qui avant, était le Préfet de l'Aude.
- C’est faux et indécent d’aller imaginer et laisser croire que nous allions profiter du THELETON pour manifester quoi que ce soit à l’attention des chasseurs. C’est mal nous connaître et c’est le sens de ma venue ce matin, comme chaque année,… Main tendue restée dans le vide…
- C’est faux et indécent de colporter le bruit que nous avons profité du tragique évènement qui nous touche au plus profond de notre cœur, pour « monter » une liste future aux élections municipales. Sylvette, que je respecte et qui fut ma première adjointe pendant six ans, que j’ai beaucoup poussée à prendre la suite, est venue me voir pour la Fête de la Musique sur la Place du Village, en juin dernier, pour confirmer cette « rumeur » venue à ses oreilles… Rien de plus, rien de moins,… Et ce n’est un secret pour personne que Pascale était présente à mes côtés ce jour-là, assise sur le mur avec nos proches, et voulait depuis longtemps s’investir aux Municipales, sur notre liste, pour occuper un poste conforme à ce qu’elle aimait faire. Les électeurs de Cliousclat décideront en temps utile, et là, nous ne reculerons pas, je le crois, qui que ce soit qui conduise cette liste. Je vais même jusqu’à souhaiter que des chasseurs en fassent partie, c’est dire,…
- Enfin, et j’en terminerai par là, je répète qu’un blog est le reflet d’une expression personnelle, jetée volontairement à la lecture de tous, et aux commentaires de tous… Nous avons la chance vivre dans un pays de liberté où l’expression est possible, dans sa grande diversité, dans le respect des opinions de chacun. Mon éducation judéo-chrétienne, (enfant de chœur jusqu’à 14 ans tout de même !!!), ne me fait plus tendre la joue droite quand je prends un « pain » sur la joue gauche, j’en demande pardon par avance à Jésus et à mes parents. Je ne comprends pas la mesquinerie, la connerie humaine, le plaisir subtil que certains trouvent à raconter tout et n’importe quoi. Pauvres d’eux, quelle image reflète leur miroir au réveil le matin ???
J’invite mes Amis du Collectif à me donner en toute sincérité leurs impressions, leurs sentiments, aux autres visiteurs aussi, s’ils le souhaitent, dans le même esprit que celui qui nous anime.
Pendant ce temps, cependant, Nicolas attend, et pour Manon et Antonin, pour Yves et Francette, pour Christian-Yves et Françoise, pour Nicolas et nous tous, la fête de Noël ne sera pas, cette année, comme celle de l’an dernier,… Merde, voila que ça me reprend, pardonnez-moi…
Jean-François Gontard
Membre du Collectif des Amis de Pascale Romain…
19:47 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.12.2006
L'ASSEMBLEE DEPARTEMENTALE, UNANIME DERRIERE SON PRESIDENT DIDIER GUILLAUME,...
Ce matin, à l'ouverture de la séance publique du Conseil Général de la Drôme, le Président Didier GUILLAUME, avec beaucoup de dignité et d'émotion, est revenu sur les évènements tragiques du mois d'octobre, en réponse à une intervention du Conseiller Général de Loriol, Jacques LADEGAILLERIE, fortement sensibilisé au drame vécu à Cliousclat, par une famille bien connue de lui ...
Rappelant son désir de ne pas opposer une communauté à une autre, mais sa volonté d'oeuvrer de toutes ses forces pour que des solutions qui contentent les randonneurs et les chasseurs soient trouvées rapidement, il a rappelé aux Conseillers Généraux son courrier récent envoyé au Préfet de la Drôme, relayant la demande de Christine PRIOTTO, Conseiller Général du canton de Dieulefit, pour qu'une journée de non-chasse soit décidée par le représentant de l'Etat dans la Drôme, son souhait se portant sur le mercredi, le jour des enfants...
Un débat a suivi son intervention. Tour à tour, Christine PRIOTTO, Jacques LADEGAILLERIE, Alain GENTHON, Michel TRON... se sont exprimés, et sont allés dans le même sens.. Elus attentifs, conscients de la gravité du problème, unis dans une belle affirmation de cette demande, au-delà de tous clivages politiques... Le tragique accident de ce dernier week end, en Ardèche, où un chasseur a trouvé la mort, frappé par une
balle qui a riccoché, montre à quel point il est temps de se poser les vrais problèmes.
Depuis le départ de Pascale, le travail du Collectif, de tous ceux qui font encore et partout signer la pétition, a été de prévenir, d'avancer à petits pas sur le chemin de la raison... En ce sens, la décision de Didier GUILLAUME est une décision courageuse, censée, quireprésente un pas important pour tous ceux qui militent pour un meilleur partage de la nature qui nous entoure, et qui, en Drôme, est particulièrement riche...
Le Collectif, dans les jours qui viennent, demandera que des rencontres soient organisées avec les élus du département, avec le Préfet, car il convient d'agir à tous les niveaux, et notamment au niveau législatif...Il en profitera aussi pour porter les nombreuses pages des pétitions qui ont circulé un peu de partout,...![]()
Au niveau local, il faut aussi saluer l'initiative des élus de Cliousclat et de leur Maire, Sylvette COURSE, qui a obtenu de la Société de Chasse la suspension de la chasse, sur tout le territoire de la commune, le dimanche après-midi,...
En ce domaine, comme souvent, il n'y a pas de petits progrès, mais juste des progrès utiles,...
Rien ne nous rendra Pascale, sa vie, son étincelle, son énergie, sa volonté d'être si présente à nos côtés au quotidien,...![]()
Pascale nous manque, cruellement, pour de vrai, et se faire à cette idée n'est pas chose facile.
Mais se rendre compte que ce drame remue les consciences, est partagé par tant d'autres, anonymes ou connus, responsables ou simples citoyens, qui font ce qu'ils peuvent, chacun dans leur domaine, est une chose, qui dans cette période, donne un peu de chaleur à notre coeur,...
17:03 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.11.2006
A TRAVERS LES MOTS D'UNE AMIE...
Cette semaine, pas de réunion du Collectif, chacun s'est retrouvé chez lui, au calme,... Cette semaine était celle du 24, un mois déja, et les mots d'Isabelle ont beaucoup touché Nicolas, Antonin, Manon,... et les autres,... Les voici...
" La mort de Pascale est un immense chagrin.
Un triste vide qui n'est rempli par rien.
C'est la perte d'un mère pour Antonin et Manon, et quoi d'autre compte ?
La perte d'une fille pour Yves et Francette, la perte d'une soeur pour Christian-Yves, et quoi d'autre compte ?
Et Nicolas.
Pas de haine envers les chasseurs.
Juste envers la connerie trop inhumaine, qui fleurit au temps des champignons. Parfois les chasseurs sont cons.
Ils ne sont pas vraiment les seuls, mais c'est dangereux un fusil.
Le sourire de Manon et les boucles d'Antonin habitent le village.
Leurs amis sont là, et ils sont beaux, tous ensemble et malgré ce malheur.
Aube froide. Décors, engobes.
Et Nicolas, dont les regards et les sourires me suffisent.
Personne ne peut dire pour eux. Juste essayer de se taire. Auchoix ou comme on peut.
Mais le temps passe et il va finir par faire froid.
L'âme du village ne peut rien à l'affaire.
Marcher, écrire, lire, photographier, s'allonger, s'insurger, méditer, interpeller, déclamer, oser, croire.
Le faire ou ne pas le faire.
Le faire.
Pour moi, il n'y a que des "peut-être".
L'incertitude gagne du terrain.
ISABELLE,...
19:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.11.2006
CHRISTINE PRIOTTO ECRIT AU PREFET DE LA DRÔME.
Christine PRIOTTO, Conseillère Générale socialiste du canton de Dieulefit, a écrit récemment au Préfet de la Drôme, M. Jean-Claude BASTION, à la suite du tragique décès de Pascale...
C'était une promesse et Christine PRIOTTO, très marquée par cet évènement, est venue participer à la Marche silencieuse à Cliousclat. Le 3 novembre, elle a rappelé par un courrier officiel toutes les données du problème et dans quel contexte elle intervenait :
"Cet évènement tragique pose avec une acuité toute particulière la question importante de l'utilisation des espaces naturels par les drômois et les nombreux touristes qui visitent notre département pour découvrir son patrimoine naturel exceptionnel...
L'instauration d'un ou plusieurs jours de chasse répond à deux exigences principales : la protection de la faune et la conciliation des différents usagers de la nature...
Il est utile de rappeler que la Drôme est le seul département de Rhône Alpes qui ne dispose pas d'un arrêté préfectoral établissant au moins un jour de non chasse par semaine...
Pour toutes ces raisons, je souhaite, Monsieur le Préfet, que vous réunissiez rapidement la Fédération Départementale des Chasseurs et le Conseil Départemental de la Chasse et de la Faune Sauvage, pour engager une large concertation et pour discuter du choix d'un jour de non chasse qui s'appliquera de façon uniforme dans tout notre département..."
Le Collectif salue cette demande courageuse de la part d'une élue de terrain, et souhaite que de nombreux Conseillers Généraux de la DRÔME fassent cette même demande au Préfet.
Pour sa part, le Collectif enverra très prochainement une demande en ce sens à l'ensemble des Conseillers Généraux de la Drôme, et écrira au Préfet pour demander à être reçu par les Services compétents de la Préfecture...
Il nous faut en tout cas remercier Christine PRIOTTO de son initiative et de son soutien et espérer d'autres mobilisations d'élus de notre département ...
JACQUES LADEGAILLERIE, CONSEILLER GENERAL DU CANTON DE LORIOL, EN REPONSE AU "BILLET D'HUMEUR... ET DU MUR", SAISIT LA MAIN TENDUE ET PROPOSE AU COLLECTIF UNE RENCONTRE TRES PROCHAINEMENT, AFIN D'EVOQUER LES PROBLEMES LIES A LA CHASSE SUR LE CANTON... A SUIVRE, DONC...
16:15 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.11.2006
L'Aude, département pliote pour coordonner les loisirs de pleine nature
Ce texte provient entièrement du site "Partageons la Nature pour mon Père" de Sylvain Rossetti avec son plein accord, à condition que notre collectif travaille dans le même sens.
Randonnée pédestre, VTT, motos, quads, 4x4...Comment concilier entre eux les pratiquants de ces activités de pleine nature? Et comment les faire vivre en bonne intelligence avec d’autres usagers tels que les chasseurs ou les agriculteurs? Le travail est en cours dans le département.
Depuis le début de l’année, de manière assez discrète, le Conseil général de l’Aude a entrepris un travail difficile. Par le biais de son service des espaces naturels, le Département a installé une commission, forte de 32 membres, qui se réunit régulièrement pour tenter de résoudre le problème de la cohabitation des différents usagers de la nature.
Une commission de plus? Pas vraiment. Les premiers travaux de la CDESI (commission départementale des espaces, sites et itinéraires) ont déclenché, fin août, une visite des techniciens du ministère de l’environnement et de celui de la jeunesse et des sports. Et l’Aude se retrouve département pilote pour l’élaboration d’un plan départemental des itinéraires de randonnée motorisée.
Car là, évidemment, réside le principal problème: même si des règles existent , la cohabitation des loisirs réputés "propres" (la marche à pied, le VTT, le cheval) avec les activités qui ont souvent plus mauvaise presse, comme la moto verte, le quad ou le 4x4, n’est pas évidente. "C’est ce qui fait jaser dans les campagnes", reconnaît Michel Brousse, vice-président du Conseil général chargé de l’environnement. L’élu se félicité d’ailleurs qu’une démarche ait été engagée. "Il était temps d’agir et de réunir tout le monde autour d’une table", résume-t-il.
12600 pratiquants
Notre premier travail est donc le recensement", explique Pascal Roca, chargé de la CDESI au service Espaces Naturels du Conseil général. Sur les 56400 licenciés sportifs de l’Aude, plus de 12600 le sont au titre de ce que l’on appelle les activités de pleine nature. Ces dernières représentent 25 comités départementaux et 228 clubs, qui vont du cyclotourisme (dont dépend notamment le VTT) à la pêche à la mouche, en passant par le trial ou la randonnée. Pour cette dernière activité, un plan départemental des itinéraires existe déjà. Reste à délimiter les zones où les pratiques motorisées sont possibles ou souhaitables, sachant que l’ouverture à ce type de loisirs est aussi un argument de développement touristique.
Zones protégées
L’autre travail de recensement, c’est donc celui des "lieux de pratique". "Nous détaillons également les zones naturelles protégées comme celles qui le sont au titre du plan Natura 2000, soit 40% du territoire départemental", souligne Pascal Roca. Dans celles-ci, les pratiques ne sont pas interdites mais doivent être réalisées en tenant encore plus compte qu’ailleurs de la protection de l’environnement.
Ce travail par secteurs devrait aboutir à une carte détaillée de l’Aude, qui dira dans quels endroits peut se pratiquer telle ou telle activité sportive motorisée. Mais on n’en est pas encore là. Si tout va bien le plan départemental des itinéraires de randonnée motorisée de l’Aude – le premier de France – devrait voir le jour à la fin de l’année 2008.
19:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'association Partageons la Nature pour mon Père
Vous connaissez surement Sylvain Rossetti.
Pour mémoire, Sylvain et sa famille ont perdu Claude Rossetti dans les mêmes conditions que Pascale, 15 mois auparavant.
Ils ont décidé de créer une association : "partageons la nature pour mon père" dont je vous livre ici les premiers fondements.
"Je m’appelle Sylvain Rossetti. Le jeudi 22 septembre 2005, vers 10h du matin, mon père, Claude Rossetti, a été tué par un chasseur alors qu’il ramassait des champignons près du village de Montlaur, dans l’Aude. L’auteur du coup de feu mortel chassait avec des balles à gros gibier, il a tiré, touchant mortellement mon père. Je précise que le jeudi est un jour où la chasse au gros gibier est fermée.
Très rapidement, notre famille a souhaité créer un mouvement afin que ce type de drame ne se reproduise pas. Mais nous nous sommes aperçu que les seules associations qui pouvaient nous venir en aide étaient toutes anti-chasse, ou alors impliquaient un mouvement politique. C’est la raison pour laquelle, constatant la très mauvaise entente entre tous ceux qui pratiquent leurs loisirs dans la nature, nous avons décidé de créer une association. Le but de cette association est de réunir tous ces gens, chasseurs compris.
Nous l’avons appelée : Partageons la nature, pour mon père.
Les actions de l’association : Informer les personnes sur leurs droits.
Mettre en avant les intérêts de chacun.
Trouver des solutions pour éviter les conflits et les accidents.
Réunir les utilisateurs de la nature au moins une fois par an pour qu’ils discutent de leur passion, voir qu’ils fassent découvrir et partager leur passion aux autres.
Organiser des réunions de médiation rassemblant les intéressés.
Cette association repose sur l’esprit de Claude ROSSETTI qui, avec son franc- parler, avait pour philosophie d’éviter les disputes, souhaitait que tous les gens s’entendent et voulait toujours régler les problèmes amicalement ."
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Après la marche silencieuse où Sylvain et son frère étaient présents, ils ont écrit, le 8 novembre 2006, le communiqué ci-dessous sur leur blog.
"Que faire pour que les accidents de chasse diminuent
Samedi 4 novembre, la famille et les amis de Pascale Romain victime d’un « accident de chasse » alors qu’elle ramassait des champignons, ont organisé une marche silencieuse en souvenir de Pascale.
Après la marche, la famille et les amis ont lu un texte pour informer les médias et les élus locaux de leurs revendications.
-après un acte grave aux manquement des règles de sécurité ou aux lois, le retrait à vie du permis de chasse et de détention d’arme.
-le mercredi et le dimanche en jours de non chasse.
A ceci viennent s’ajouter les changements que l’association souhaiterait voir pour limiter les risques d’accidents.
-une modification de loi pour interdire l’acte de chasse sur et à 15m autour des voies ouvertes a la circulation.
-l’interdiction d’utiliser ou de porter des munitions pour le gros gibier avant inscription sur le carnet de battue.
-le panneautage de la battue au moins la veille au soir avec interdiction de changer de lieu de chasse dans la journée, quitte à panneauter deux endroits.
J’attends de vous des réactions afin de faire évoluer toutes ces propositions qui que vous soyez
Repondez par mail où a l’aide du commentaire, nous pensons faire une pétition nationale, c’est pourquoi je demande l’avis de tous."
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